ACTUALITÉS

La position de DeFI face à la crise actuelle: priorité à la stabilité des institutions
Le jeudi 20 juillet 2017

A l’heure d’écrire ces lignes, nous ne pourrons prédire ce que sera l’issue de la crise politique causée par une décision abrupte du président du cdH.

Quoi qu’il advienne, quelques enseignements peuvent déjà être tirés de ce comportement peu responsable et peu crédible.

1° Le cdH a partagé pendant tant d’années le pouvoir avec le PS, l’a loti en politisant tant et plus les administrations et la haute fonction publique et en s’octroyant de véritables prébendes que Monsieur Lutgen n’a que peu de crédibilité lorsqu’il dénonce les turpitudes de son partenaire privilégié.

2° Les trois partis traditionnels (PS, MR et cdH), à chaque fois qu’ils ont été associés au pouvoir, ont souvent adopté les mêmes comportements pour se réserver des avantages financiers injustifiés. Il suffit d’établir la liste des mandataires véreux chez Publifin ou dans d’autres structures publiques pour constater qu’il n’y a pas un parti plus vertueux que l’autre.

3° DéFI n’a aucune complaisance à l’égard de ces trois partis dont certains mandataires sont à l’origine des pires scandales. Notre indépendance et notre exigence de remettre de l’ordre dans les institutions publiques francophones sont plus fortes que les connivences qui ont trop longtemps uni ces trois partis.

4° Monsieur Lutgen a pris le risque d’affaiblir durablement les institutions francophones et bruxelloises en particulier car la Région centrale est la plus exposée aux chantages et menaces des nationalistes et extrémistes de la N-VA et de ses alliés. A l’évidence, Monsieur Lutgen n’a pas une correcte appréciation des délicats équilibres institutionnels qui caractérisent la Région bruxelloise.

5° Une majorité gouvernementale se fonde sur les résultats d’une élection et non sur les spéculations des résultats d’une prochaine élection, au fil des sondages. C’est l’exigence même de la démocratie. C’est l’honneur des responsables politiques de l’assumer, sous peine de menacer la stabilité des institutions. Ce pacte de loyauté fonde la confiance des citoyens dans la démocratie.

6° Les ministres DéFI au gouvernement bruxellois, Didier Gosuin et Cécile Jodogne, assument leurs responsabilités avec efficacité, probité et loyauté. Ils ne seront pas les déserteurs des institutions bruxelloises car ils se portent garants de leur stabilité et de la continuité des politiques menées. Les résultats sont d’ailleurs probants et dans une prochaine publication, nous en apporterons les preuves.

7° DéFI restera impitoyable à l’égard des mandataires, quel que soit leur parti, responsables des scandales. Les mécanismes juridiques doivent être mis en place pour les écarter de la vie publique. A titre préventif, lorsqu’ils sont inculpés ou cités devant le tribunal par le Parquet. A titre répressif, quand ils sont condamnés par les tribunaux pour des délits commis dans l’exercice de leur mandat. L’argent indûment gagné doit être remboursé et ces mandataires doivent être définitivement exclus de la vie politique pour une longue période. Une peine incompressible d’inéligibilité doit être prononcée automatiquement en cas de condamnation pénale. DéFI restera intraitable sur cette exigence de moralisation de la vie publique. Que cela plaise ou non à certains dirigeants d’autres partis.

8° DéFI salue la correction des partenaires flamands du gouvernement bruxellois (Open VLD, CD&V et sp.a) et les invite à ne pas ouvrir la porte de la majorité dans leur groupe linguistique à la N-VA, comme le souhaiteraient sans doute certains dirigeants nationaux de leur parti et peut-être même le MR qui verrait ainsi son alliance funeste au fédéral légitimée à Bruxelles. Si telle devait être la conclusion ultime du coup de menton de Monsieur Lutgen, sa crédibilité personnelle en serait définitivement ruinée car il aurait permis aux pires ennemis de Bruxelles et des francophones dans leur ensemble d’être les seuls vrais vainqueurs de son opération kamikaze.

Dans la même rubrique
DéFI veut rendre le Palais des Princes-Evêques aux Liégeois
Liège DéFI veut rendre le Palais des Princes-Evêques aux Liégeois
Pourquoi ne pas réintroduire les hirondelles et les chauves-souris pour lutter contre la prolifération des mouches
Braives Pourquoi ne pas réintroduire les hirondelles ou les chauves-souris pour lutter contre la prolifération des mouches
Antoinette Spaak : « Charles Michel est parti de très mauvaise façon. C’est un abandon de poste »
Grand entretien Antoinette Spaak : "Charles Michel est parti de très mauvaise façon. C’est un abandon de poste"
DéFI s’engage à tous les niveaux de pouvoir en faveur du bien-être animal
journée mondiale des animaux DéFI s’engage à tous les niveaux de pouvoir en faveur du bien-être animal
Journée mondiale de l’aide humanitaire : lutter contre les trafiquants d’êtres humains, non contre ceux qui sauvent des vies
Journée mondiale de l'aide humanitaire Lutter contre les trafiquants d’êtres humains, non contre ceux qui sauvent des vies
Journée internationale de la jeunesse : DéFI en faveur du développement du Service Citoyen
Journée internationale de la jeunesse DéFI en faveur du développement du Service Citoyen